LE MOT DU VICE-PRÉSIDENT
GAÉTAN BRODEUR, N.D., S.E.S.

 

  Les pionniers

  Définition

  Le naturopathe

  Le traitement

   Les services

  Les membres
  du Collège

  Liste des membres

  Liste des membres
  par région

  Liste des membres
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  Liste des membres
  honoraires


 

































 
CINQUIÈME PARTIE

EN CONCLUSION

Pour conclure, récapitulons. L'un et l'autre, le Collège des naturopathes du Québec (association professionnelle) et l'Institut de formation naturopathique (école de formation), ont un premier objectif commun : le développement du naturisme social au Québec1. En clair, ils agissent de concert en vue de favoriser la conscience collective pour que s'instaure une véritable réforme de notre santé. En effet, la santé est une question à ce point personnelle et un bien si précieux, qu'on ne peut la laisser entre les mains de quiconque sans raisons des plus valables. Aussi, pour atteindre un tel objectif, les naturopathes doivent relever de grands défis dans le présent contexte sociopolitique de la naturopathie au Québec. Oui, la naturopathie présente des perspectives d'avenir encourageantes. Cependant, à grands défis, grandes qualités : celles les plus recherchées, qui répondent au mieux aux besoins actuels de la profession naturopathique, sont l'esprit de désintéressement, l'esprit de rigueur et l'amour de la vérité.

Par conséquent, les candidats les plus en mesure de répondre heureusement à l'appel de la profession naturopathique, sont ceux et celles qui, au départ, ont à cœur la qualité totale de l'être humain, c'est-à-dire sur les plans biologique, psychologique et spirituel. La recherche d'une vie sociale en harmonie avec les lois de la nature, et le plein emploi et développement des qualités de la personne, voilà leur véritable motivation. Bref, être naturopathe, c'est d'abord pour soi-même en vue de donner un sens et une qualité à sa vie, bien sûr ; mais aussi, par ricochet, force est de constater que ce que l'on est parle plus fort que ce que l'on dit. Dès lors, nous éprouvons un assouvissement, la satisfaction profonde du devoir accompli pour un bien commun.

En somme, être naturopathe, en raison de sa fonction personnelle et professionnelle, est un grand privilège. En ce qui me concerne, j'en éprouve une vive reconnaissance envers nos pionniers. En effet, c'est avec respect et humilité que nous devons envisager la naturopathie dans sa pleine rectitude idéologique. Pour paraphraser Sir Isaac Newton, si nous, naturopathes d'hier et d'aujourd'hui, avons pu poser notre regard plus loin, c'est que des géants comme Guy Bohémier, Raymond Barbeau et Jean-Marc Brunet nous ont portés sur leurs épaules.


1. En 1969, déjà, Jean-marc Brunet, N.D., Ph.D., publia, aux Éditions du Jour, son premier livre en naturopathie sur ce sujet crucial : LA RÉFORME NATURISTE. Toujours d'actualité, c'est « un livre-choc, vigoureux, réformateur… pour que le Québec soit, un jour prochain, un peuple en santé. », préface le Dr Raymond Barbeau, N.D. Ce livre expose le contenu d'une philosophie sociopolitique qui entend mettre l'accent sur la qualité biologique totale de l'être humain. Il nous permet de saisir toute l'importance « de créer un milieu social en parfait accord avec la nature et de promouvoir les méthodes naturelles de santé ». C'est un cri d'alarme rassembleur que lance l'auteur en nous conviant à participer à un ordre social nouveau fondé sur le respect des lois de la vie.

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