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EN CONCLUSION
Pour conclure, récapitulons. L'un et l'autre, le Collège des naturopathes du Québec
(association professionnelle) et l'Institut de formation naturopathique (école
de formation), ont un premier objectif commun : le développement du naturisme
social au Québec1. En clair, ils agissent de concert en vue de favoriser
la conscience collective pour que s'instaure une véritable réforme de notre santé.
En effet, la santé est une question à ce point personnelle et un bien si précieux,
qu'on ne peut la laisser entre les mains de quiconque sans raisons des plus valables.
Aussi, pour atteindre un tel objectif, les naturopathes doivent relever de grands
défis dans le présent contexte sociopolitique de la naturopathie au Québec. Oui,
la naturopathie présente des perspectives d'avenir encourageantes. Cependant,
à grands défis, grandes qualités : celles les plus recherchées, qui répondent
au mieux aux besoins actuels de la profession naturopathique, sont l'esprit de
désintéressement, l'esprit de rigueur et l'amour de la vérité. Par conséquent,
les candidats les plus en mesure de répondre heureusement à l'appel de la profession
naturopathique, sont ceux et celles qui, au départ, ont à cœur la qualité totale
de l'être humain, c'est-à-dire sur les plans biologique, psychologique et spirituel.
La recherche d'une vie sociale en harmonie avec les lois de la nature, et le plein
emploi et développement des qualités de la personne, voilà leur véritable motivation.
Bref, être naturopathe, c'est d'abord pour soi-même en vue de donner un sens et
une qualité à sa vie, bien sûr ; mais aussi, par ricochet, force est de constater
que ce que l'on est parle plus fort que ce que l'on dit. Dès lors, nous éprouvons
un assouvissement, la satisfaction profonde du devoir accompli pour un bien commun.
En somme, être naturopathe, en raison de sa fonction personnelle et
professionnelle, est un grand privilège. En ce qui me concerne, j'en éprouve une
vive reconnaissance envers nos pionniers. En effet, c'est avec respect et humilité
que nous devons envisager la naturopathie dans sa pleine rectitude idéologique.
Pour paraphraser Sir Isaac Newton, si nous, naturopathes d'hier et d'aujourd'hui,
avons pu poser notre regard plus loin, c'est que des géants comme Guy Bohémier,
Raymond Barbeau et Jean-Marc Brunet nous ont portés sur leurs épaules.
1. En 1969, déjà, Jean-marc Brunet, N.D., Ph.D.,
publia, aux Éditions du Jour, son premier livre en naturopathie sur ce
sujet crucial : LA RÉFORME NATURISTE. Toujours d'actualité, c'est « un livre-choc,
vigoureux, réformateur… pour que le Québec soit, un jour prochain, un peuple en
santé. », préface le Dr Raymond Barbeau, N.D. Ce livre expose le contenu
d'une philosophie sociopolitique qui entend mettre l'accent sur la qualité biologique
totale de l'être humain. Il nous permet de saisir toute l'importance « de
créer un milieu social en parfait accord avec la nature et de promouvoir les méthodes
naturelles de santé ». C'est un cri d'alarme rassembleur que lance l'auteur
en nous conviant à participer à un ordre social nouveau fondé sur le respect des
lois de la vie. Pour
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